Dégoulinante de dulce de leche et de perles de musées, Buenos Aires fait mentir le fameux dicton de cours de récréation: « la culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale ».
Ceux d’entre vous qui me connaissent depuis longtemps savent que je suis plutôt raclette-fendant que café-croissant. Et pourtant, je me suis laissée séduire assez facilement par les fameuses facturas et autres douceurs argentines: alfajores, medialunas, churros, panqueques (sic) et helados ont ravis mes papilles. Côté salé, empanadas, parrillas et choripan m’ont aussi régalée.
Une de mes grandes interrogations à propos de l’Argentine concernait la possibilité de trouver des fruits et légumes de qualité; si l’on considère que la pomme de terre est un légume, alors la réponse est oui. Plus sérieusement, il y a de nombreuses fruterias qui proposent à chaque coin de rue des fruits et légumes locaux, mais probablement pas bio. J’ai pu cuisiner de savoureuses salades colorées, histoire de végétaliser une alimentation dont l’équilibre diététique mérite d’être questionné.
Si la plupart des restaurants proposent presque exclusivement de la viande, des pâtes ou des pizzas, il est possible de trouver des menus plus variés. Dans le quartier du centre, on peut se régaler de produits frais à tout petit prix dans les cantines-buffet où les travailleurs se pressent à l’heure du déjeuner. Cela vaut aussi la peine de s’attabler dans l’une des échoppes des halles de San Telmo qui proposent des mets aussi colorés que savoureux. Dans le quartier de Palermo, les adresses healthy, végétariennes et branchées se multiplient. J’y ai d’ailleurs découvert Sacro, la meilleure table vegan qu’il m’ait été donné de goûter.

En termes de culture, j’ai commencé par un free walking tour qui m’a permis d’avoir un éclairage global sur l’histoire, l’architecture et la politique argentine. Ce dernier sujet est vraiment controversé et les opinions très clivées. Avec un peu plus de légèreté, j’ai eu beaucoup de plaisir à assister un ultra-touristique mais spectaculaire tango show à La Ventana et à déchiffrer les poèmes de Borges en version originale, j’ai aimé flâner dans le centre culturel de Recoleta et dans les rues chargées d’histoire de San Telmo. Par dessus tout, j’ai adoré l’expo de Julio Le Parc au CCK.



Un avis sur « Entre culture et confiture »