Iguazú

Pour couronner mon incroyable expérience à Yacutinga, il fallait bien l’une des 7 nouvelles merveilles de la nature.

À la frontière entre l’Argentine et le Brésil, les chutes d’Iguazú: 275 cascades qui déversent jusqu’à six millions de litres d’eau par seconde.

Arrivée à 13h à Puerto Iguazú, sous un soleil de plomb, j’imaginais passer une après-midi paisible dans un café, à écrire un article pour ce blog et à organiser les prochains jours de mon périple.

C’était sans compter sur l’hôtesse de mon Air BnB qui m’a demandé tout de go: « mais pourquoi tu ne vas pas au Brésil maintenant? ». C’est vrai ça, pourquoi je n’irais pas au Brésil? Je pensais n’avoir ni le temps, ni la possibilité d’organiser spontanément une escapade de quelques heures de l’autre côté de la frontière. Je me trompais.

En grande aficionado d’impro, j’ai outrepassé mes barrières mentales et me suis mise en chemin, mon passeport à la main.

En Argentine le bus est un moyen de transport pratique, folklorique et peu onéreux, pour autant qu’on ait du temps devant soi et de l’argent liquide dans les poches. Après avoir, non sans difficultés, trouvé l’arrêt et réussi à stopper le bon bus – qui a bien failli me passer sous le nez – j’ai pu un peu souffler et me préparer au spectacle qui m’attendais.

Des paysages à couper le souffle, très peu de monde (certainement en raison de l’heure tardive et de la chaleur écrasante), la puissance de la nature à son paroxysme.

J’eût le plaisir d’admirer les chutes côté argentin le soir même, à la lueur de la pleine lune. C’est une expérience inoubliable qui n’a lieu que 5 nuits par mois et que je vous recommande vivement. Le nombre de places étant limité à une centaine de personnes, la réservation en ligne est indispensable.

Le lendemain, c’est sous une pluie battante, amplifiant la force des éléments, que je suis retournée voir les chutes argentines. On m’avait donné deux conseils pour la visite. L’un provient d’un touriste allemand, l’autre d’un garde forestier argentin:

1. « Il faut prendre le premier bus à 7h pile, une fois arrivée tu cours acheter ton billet d’entrée, ensuite tu fonces au premier petit train. Tu vas jusqu’au dernier arrêt, puis tu cours jusqu’à la Garganta del Diablo. Là, tu peux espérer être seule pendant environ 1 minute 30, avant l’arrivée de la foule. »

2. « Une fois sur place, demande aux guides le Sendero Macuco. Il faut traverser les voies du train, traverser une route et là tu t’enfonces dans la forêt sur un chemin de 3,5 km qui mène à une petite cascade. Si tu y vas tôt le matin, tu seras seule au monde. »

Je vous laisse deviner l’option que j’ai choisie (indice: j’ai croisé un colibri).

Une image vaut mille mots, difficile de faire un tri entre tous les clichés – toujours sans filtre – que j’ai pris:

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