Dernière étape de mon aventure argentine.
Dans mon imaginaire, Mendoza était une ville au charme rural, oasis au milieu du désert, entourée de vignes et de nature. Mon expérience fut quelque peu en décalage. Agréable mais décalée.
J’ai atterri à Mendoza un soir de décembre, sous un soleil de plomb, par une chaleur écrasante, dans un hostel qui lui aussi était en décalage avec les commentaires élogieux que j’avais lus sur internet. Contre mauvaise fortune bon cœur, ça ne m’a pas empêchée d’aller, dès mon arrivée, me rafraîchir sur le toit terrasse (plutôt délabré) dudit hostel, pour partager une bonne bière avec les autres résidents. Cinq nationalités autour de la table – Italie, Hongrie, Allemagne, France et Suisse – et choix plutôt atypique: c’est en allemand qu’on a choisi d’échanger.
Le lendemain, départ pour une route des vins à vélo à cinq, parce que plus on est de fous…
A Maipú, au sud de Mendoza, on a loué des vélos de qualité plus qu’aléatoire, pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, sur une route bétonnée et passante, loin du charme pittoresque dont je rêvais. À noter que les vélos pour hommes ont des vitesses, contrairement aux vélos pour femmes, qui à défaut arborent de jolis paniers. Si je m’en étais rendue compte à temps j’aurais demander à changer.
Bilan de la journée: visite de plusieurs bodegas, dégustations généreuses de vins de bonne qualité, repas touristique au tarif démesuré, rires, chaîne cassée, mollets bien échauffés et esprits un peu enivrés. Assez peu de photos – mais toujours sans filtre – parce que conduire le smartphone à la main c’est plutôt déconseillé.
Je me suis par la suite promenée dans la ville de Mendoza, à laquelle j’ai trouvé davantage d’intérêt gastronomique, qu’architectural ou culturel.
Si on a plusieurs jours devant soi, cela vaut certainement la peine de louer une voiture pour explorer les alentours, le pont de l’inca, la vallée de l’Uco, le Mont Aconcagua, près de 7000 mètres, point culminant d’Amérique.
Mais pour moi vint le temps de quitter ce pays que j’aime tant. C’est donc en bus que j’ai eu un aperçu de la beauté des paysages de la province. Après deux mois et demi de maté, de tereré, de castel[ch]lano, de tango, d’asado, d’empanadas, de fernet coca, de randonnées, de yoga, de précieuses rencontres, d’aventures intenses, à travers la quebrada, le désert, la neige, la selva: j’ai finalement traversé la cordillère pour me rendre au Chili…









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